bong-ra - stereohype heroin hooker

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Coke Sniffah (1) : on se demande s'il n'y a pas un probleme avec le lecteur, comme une radio qui changerait de station toute seule à la Christine. Différentes atmosphères sonores se mêlent à une rythmique typiquement breakcore (ou plutôt hardbreak), alors que d'habitude, les ambiances sont là pour donner du liant aux rythmiques parkinsoniennes. Ca ne fait que rajouter de la démence au morceau. Ce titre voudrait illustrer le sentiment d'omnipotence que peut ressentir le "Coke sniffah" qu'il ne pourrait pas mieux faire. Le remix de Duran Duran Duran (5) est de la pure techno hardcore qui paraît tout droit sorti du contexte d'un mix de Manu le Malin. Si Duran Duran Duran s'éloigne volontairement du titre original et utilise les samples dans un tout autre registre, Cardopusher (9) reste fidèle au breakcore de Bong-Ra pour nous offrir la descente cette fois-ci.

The Rush (long time coming) (2) : un clown qui ferait peur aux enfants au lieu de les faire rire, un automate qui partirait en vrille et qui, par des gestes brusques, casserait tout sur son passage, les miaulements du chat laissant à penser qu'il est possédé. Alors que l'original est on ne peut plus speedé, le New-Yorkais Drop the Lime (6) nous propose une version rave, tribale, nous offrant un moment de répit grâce à un mid-tempo bienvenu et un genre de didgeridoo évocateur et planant. A contrario le Dr. Bastardo, (10) nous propose une version tout aussi flippée que l'original en trouvant le moyen de faire coexister une rythmique spiral-tribe avec le breakcore. Très intéressant. J'en profite pour vous soumettre son myspace (et ouais, t'as vu, je bosses hein, j'fais des recherches et tout ...).

Suicide Speed Machine Girl (3) : une rythmique purement breakcore, bien dancefloor, avec un sample de guitare dans la veine du Millenium de Front Line Assembly, bientôt remplacé par un gimmick qu'on dirait tout droit sorti d'un sous-tube-soupe-dance, mais surcadancé, comme si le mec avait sniffé de l'helium, ce qui donne un côté comique à ce titre sérieusement burné. Parasite (7) s'introduit par une rythmique plus click'n'cut pour durcir le ton progressivement. il prend le temps et aère le morceau. Ce qui me gêne, c'est qu'il en rajoute un peu trop dans le côté eurodance. Ace of Breaks (myspace) (11), lui, s'appuie uniquement sur le sample de guitare pour en faire une étude rythmique toujours en évolution, passant du destructuré à la Xanopticon au pur dancefloor, toujours juste dans ses breaks, avec deux trois transitions biens senties. Un des meilleurs remix avec celui d'Enduser (mais oui, y a Enduser, j'vous l'avais pas dit ? Va falloir patienter encore un peu).

Death to False Metal (4) : guitare et synthé bien lourds pour ce 4e morceau, le plus conventionnel certainement et surtout le plus énervé. L'intensité ne faiblit pas, une sensation d'oppression se dégage et on se dit qu'heureusement le morceau se termine rapidement, de peur de ne pas pouvoir en supporter plus. Et puis finalement, on se le repasse, parce qu'on aime se faire peur. Un joli travail sur plusieurs couches de son. Un pur bonheur de 2:47 minutes. Quand Enduser ( retrouve son accolyte pour un remix, on sait qu'il est pas là pour faire du remplissage. Il s'agit là d'un excellent morceau d'Enduser, ni plus ni moins. Le style de Cake Builder (12) est assez original. Je pourrais le qualifier de blackbreakcore ou breakcore gothique, l'alter ego d'un Dj Nosferatu pour le hardcore. Très intéressant et surprenant. (Edit : en fin de compte Cake Builder évolue dans des styles complètements différents, j’ai pu m’en apercevoir en me rendant sur sonspace).

Bong-Ra nous gratifie de quatre nouvelles compositions intéressantes, allant de l'expérimental au breakcore de bonne famille et en profite pour nous faire découvrir des talents incroyables, bien que certains commencent à se faire une bonne place sur le dance-floor, et en cadeau bonus un morceau-remix d'Enduser.

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