cdatakill - valentine

spotify | deezer | Ad Noiseam 2006

Il m'a fallu un grand nombre d'écoutes pour pouvoir rendre compte de la complexité des structures de Valentine. Ici, tous les sons, toutes les rythmiques (downtempo) n'ont qu'un seul but : servir des atmosphères, des ambiances. Oubliez le Cdatakill qui vous a fait danser sur le breakbeat de ses précédents albums. Ici, vous allez rêver un peu, triper beaucoup, flipper passionnément.

the song is about killing yourself

Les premiers morceaux nous font immanquablement penser à Dead Hollywood Stars, à cause de ses samples, mais il se distingue par une rythmique plus affirmée et abstraite, comme tout au long de l'album. Rythmique dont on n'arrive jamais à mesurer les contours.

the song is about depression

Les samples des voix féminines sont admirables par ce qu'ils arrivent à évoquer. L'oppression, la tristesse, le réconfort. Les nappes, les instruments, tous les sons sont choisis pour créer une camisole cotonneuse de nostalgie.

the woman who leaves

Le thème de cet album est la perte de l'être aimé si j'ai bien compris, et c'est assez rare dans le milieu darko-electro-industrialeux pour le préciser. La dépression et les tendances suicidaires ne découlent que de cet état de fait, de cet état de manque, de cette dépendance à la plus puissante des drogues. Et quand il faut se sevrer du jour au lendemain ...

the car has no brakes

Les structures imaginées par Cdatakill sont très différentes de celles d'un Detritus par exemple. Chez ce dernier, rythmique et mélodie sont deux partitions distinctes qui se répondent. Ici, les deux s'imbriquent, se mêlent, à tel point qu'on ne les distingue pas. C'est un tout chaotique, vénéneux, et insidieux.

we gonna hit something

La douleur, quasi physique, du manque, accorde quelques répits qui donnent le temps de réfléchir posément à une solution terminale et définitive dont la perspective procure paradoxalement réconfort et bien-être.

so what ...

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