dj fresh - escape from planet monday

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Jentends au loin un beat drumnbass qui me rappelle quaujourdhui cest la fte de la musique. Putain, a pte. Un coup de do sous les bras et hop, en avant.

A la qute du sound-system

Jarrive dans le centre ville et je suis directement accueilli par des guitares bien grasses et un tube puissant qui fait sautiller tout le monde. Je headbang tout en continuant mon chemin.

Une ambiance 70s mattire dans une ruelle. Flte traversire la sweet smoke et synths old school. Jongleurs et cracheurs de feu investissent lespace. Mais jentends toujours ce beat et je repars sa recherche.

Jenchane sur un groupe ragga. - Peace mon frre. Tu sais pas do a vient le son ? Tentends pas le beat l ? - Yo man. Tas trop fum, y a pas de rave dans le coin. Ecoutes plutt a. Cest du bon reggae. Pourtant le beat se fait de plus en plus prsent. Je perd pas confiance. Je vais le trouver.

Des cousins de Massive Attack me font swing un moment. Mais faut que jmabreuve.

Dans le bar le plus proche, une bombasse chante la Kylie Minogue, mais la chienne est maque avec un grand black qui nous fait son petit numro de scratchs pour pater la galerie. Il matrise lenfoir. Bon, jfinis ma binouse et noublie pas daller me soulager avant de reprendre mon priple.

Et l, devant lentre des chiottes, une borne darcade. PACMAN !!! PACMAN les gars !!! Je peux pas passer devant sans faire une partie. Elle marche aux euros jespre. Trop bonnard. Et la musique 8 bit qui sacclre pour vous mettre la pression, javais presque oubli. Jai bien perdu la main dis donc. Ma vessie me rappelle lordre. Je vois encore les pacmans sur le carrelage du mur des toilettes.

Deux rues plus loin, un illumin harangue la foule et lui promet l'immortalit entour de pucelles qui virevoltent en faisant des bulles de savon. Mais je me laisse divertir de cet enchantement par cet incessant beat et je repars la recherche du sound-system.

Je passe devant des djeunes qui font de lelectro somme toute de bon calibre. Des synths hypnotiques, une grosse basse. Mais bon, du dj entendu les gars

Un groupe funky se dvoile dans le bar suivant o jenquille une pression, faudrait pas que jme dessche non plus. Guitare wah wah, effet la Daft Punk sur la voix, trompettes. Ils mont lair en pleine jam session les cocos. Grosse ambiance, a danse sur les tables, le batteur est en plein trip. Le claviriste est un peu hors sujet mais bon, a ma mis la pche.

Jarrive sur une petite place o des musiciens semblent reprendre Welcome to my Nightmare dAlice Cooper, avec violoncelles, piano, harpe et tout. Trop la classe, mais hlas, jarrive la fin du concert.

Jentends des djembs. Ah jme disais aussi, une fte de la musique sans djembs dans la rue, cest pas une vraie fte de la musique. Ils jouent vite les salauds. On me tend un spliff. Je suis pas du genre refuser, par politesse. Et je messaye la danse de la pluie rejoignant la ronde des dreadlocks. Planant

Merde, jentends plus le son de rave l. Jarrive plus me souvenir de quelle rue il provenait. Je vais noyer ma dception dans le prochain troquet o un songwriter, guitare sche en bandoulire minonde de sa mlancolie de circonstance.

La fte est finie, tout le monde range son matos.

Le tlphone sonne, mextirpant de cette douce torpeur. Je me rveille et me dirige vers le PC pour rdiger la chronique de cet album de Dj Fresh, grand nom de la Drumnbass, qui nous gratifie dun essai jungle qui tient plus de lexercice de style mais qui se marie bien avec le chant des cigales et le pastis olive.

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