glaukom synod - ogre

Après Drumcorps et la Division Mentale, je vous présente Glaukom Synod, un autre projet mélangeant des riffs de guitares brutaux à des rythmiques qu'on regroupera sous le terme d'industrielles. Ogre est une démo (leur cinquième) et ça se sent au niveau de la production, mais j'y reviendrai.

La structure de l'album me fait penser au premier LP de Fantômas. C'est-à-dire des morceaux expérimentaux souvent courts (voire très courts : 20 secondes). Et d'autres, plus classiques dans leur structure, qui se développent sur un format de 3 à 4 minutes. Le style musical se rapproche de Fast Forward pour ses rythmiques hardcore ou speedcore, bien qu'elles puissent se libérer de la linéarité quand il faut.

Je dois avouer que deux ou trois de ces petits interludes expé avec des rythmiques pouvant aller jusqu'au speedcore m'ont exaspérées à cause de cette volonté d'aller chercher l'extrême à tout prix.

Par contre, quand Glaukom Synod développe, ça peut prendre des tournures tout à fait convainquantes.

Que dire de ce premier titre de la démo qui interpelle directement l'auditeur par un mix de samples rockabilly, contre-basse à l'appui, et d'une rythmique industrielle des plus abrasive, doublée de snares batraciens. La dixième piste nous propose un savant mélange de rythmiques psychotiques entrecoupées de ponctuations heavy, le tout agrémenté d'une ambiance à la Raoul Sinier. Quant à l'avant-dernier morceau, il nous assène une lourdeur insurmontable, variation lente à base de basse-guitare autiste.

Que dire sinon que Glaukom Synod propose beaucoup de choses intéressantes. Mais on ne peut pas aller au-delà de ce constat en raison d'une production amateur plate, qui oblige l'auditeur à faire un effort d'écoute pour discerner les différentes structures agencées en sous-couches. C'est une production monochrome à l'image de la pochette de la démo. Ce projet mérite de la couleur, de l'espace, du grain, pour qu'on puisse en prendre toute la mesure sans pour autant perdre cette noirceur sidérale.

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