implant - fading away

spotify | deezer | alfa matrix 2006

Vous êtes déjà allé à une soirée années 80 ? Ces vieux beaux qui ressortent leur panoplie des Cure, seulement y a plus trop de cheveux pour faire la coupe du Bob. Les premiers clips ridicules de Front 242 qui passent derrière le Dj. Cette espèce de connivence qui se crée sur le dancefloor entre ex-groupies. Les sons analogiques qui sortaient de ces synthés vintages et ces rythmiques simplistes des batteries électroniques. Vous adorez ces sons, et quand le Dj vous passe un de vos morceaux préférés, vous pouvez pas vous empêcher de crier comme une tafiole avant de vous rendre compte du ridicule de la situation, même si vous êtes le seul apparemment à réaliser.

Si vous avez déjà connu cet espèce de plaisir honteux que j’essaye de vous décrire, vous comprendrez ce que j’ai ressenti en écoutant cet Ep d’IMPLANT. Cette galette de 12 tracks s’apparente à une compile électro des années 80. Et dire qu’ils se sont mis à plusieurs pour en arriver là (mix de Zombie Girl, Leaether Strip, Cut.Rate.Box, Noisuf-X, Millimetric, Cdrone-Defect, Auto Auto, Negative Format). Aucune originalité dans les morceaux, un peu comme ces chansons à la radio que vous pouvez suivre en sifflotant à la première écoute. Vous n’êtes jamais surpris. Vous savez d’avance ce qui va arriver à la prochaine mesure parce que vous connaissez la recette par cœur. Cette recette qui vous mettait en transe dans les années 80 vous paraît du bouillon knor quand on vous la ressert en 2006, fusse avec une biscotte aillée.

Il y a tout de même ce titre magnifique ("your world") chanté par Anne Clark, avec son accent so british. Un morceau d’une simplicité déconcertante et à l’efficacité redoutable, à donner des frissons. Je ne me lasse pas de réécouter cette chanson presque pop qui mériterait à elle seule qu’on se procure cet Ep qui ne jure en fin de compte que par son manque d’originalité.

comments powered by Disqus