parazit - yb70 (v/a)

ebola - 3945

element abuse - andy gibson

Ytterbium réédite cette compilation de 2005. Un Parazit qui survit en milieu hostile grâce à une sélection sans concessions.

Les bonnes surprises ne viendront pas des pointures venues cautionner. J'ai perdu Imminent en cours de route, Dither reste cloîtré dans son autisme, quant à Iszoloscope "the sum of us all" une énième fois remanié finit, contre toute attente, par lasser. Le Somatic Responses et le Ingler (Laurent Hô) sont sympathiques en revanche, mais attardons-nous plutôt sur les jeunes pousses.

Et pour pousser, ça pousse.

Pug par exemple, dj techno, auteur d'un mix chez nos amis d'UWe. C'est lui qui ouvre vraiment les hostilités sous le nom de Sobchak. Un morceau qui commence comme une copie d'indus rythmique ant-zenien, et qui finalement, sans aucune transition, nous offre tout à fait autre chose. De plus rugueux, de plus sombre, et surtout très martial. Comme s'il voulait montrer qu'il pourrait être signé chez Ant-zen, mais qu'il préfère apparaître sur une compile Yb70, beaucoup plus select.

Ou encore Element abuse. Je vous chroniquais leur premier album il y a peu de temps. Andy Gibson est un inédit assez différent. Un pur trip rythmique à trois sons. Un combat de beats façon film de samouraï chinois. On jubile.

Le paroxysme est atteint avec Ebola. Une montée en tension de vagues noise qui viennent se briser contre une falaise rythmique abyssale qui grimpe en bpm tout au long du rivage. Le crescendo est sans pitié, jusqu'à un emballement final, une saturation totale, un carnage sanguinaire.

On se rapproche même du dancefloor grâce à Matt Fraktion. Du hardcore sauce piquante qui vous fait lever le cul de votre chaise pour une jumping session des plus fun. Ce Devil est plus le genre diablotin de farces et attrapes qui surgit de sa boîte, vous faisant sursauter et surtout vous marrer.

La weird electronica orientale de Kirdec, les rafales rythmiques japonisantes de Ripit, cet air entêtant de Zotz qui s'insinue dans votre cerveau trop faible pour résister, les clic'n'cuts déraisonnables des machines rendues folles de La Peste, sont autant de durceurs qui vous attendent pour le gueuleton. On risque presque l'indigestion tellement c'est copieux.

A vos gamelles !

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