schultz - 26.05.02 extended

meka prods | discogs | meka prods 2009

Vous vous souvenez du sergent Schultz dans la série Stalag 13 ? Ben c'est pas lui ... mais ça pourrait. Il est tout aussi drôle malgré lui. Et si vous voulez rire comme moi, il vous est proposé la réédition (si si) de ce petit chef-d'œuvre burlesque de démo dont le label Meka, qui ne manque pas d'humour non plus, nous propose de chroniquer. Et comme moi aussi j'aime bien rigoler, m'en vais vous chroniquer ce sommet de triso-electro, de techno-bousindus, de power-consanguinoise.

Tout d'abord, la bio de 3 lignes fournie à l'intention des chroniqueurs nous avertit, comme s'il était besoin, que cette galette campagnarde a été réalisée entièrement à la RM1X, roulée sous les aisselles comme il se doit. Mais ce qu'ils ont omis de préciser, par modestie certainement, c'est que Schultz a réussi à dénicher ce fameux câble double jack 6.35 mâle vers un mini jack mâle si difficile à trouver, et qu'il a pu ainsi brancher sa groovebox directement sur le chipset audio intégré de sa carte mère pour l'enregistrement. Reconnaissons la gageure et apprécions le son caractéristique résultant de ce branchement si sommaire qui définit à lui seul la philosophie de Schultz : « je vous chie gentiment dans la bouche ».

Mais trêve d'explications techniques, qui pourraient s'avérer de part leur complexité vite rébarbatives pour le néophyte, passons sans plus tarder à la substance. Couleur marron vous l'aurez compris. D'une texture allant du mou au carrément liquide. Et le fumet, je ne vous raconte même pas. Il y a des artistes qui ont peint des chefs-d'œuvre avec de la merde. Schultz opère la magie inverse. Et comme pour toute réédition qui se respecte, Schultz se devait de fournir à ses fans du bonus. Et les remix fournis par les deux plus grands dj du village nous font passer la frontière de Groland vers un Strip-tease consanguin des plus hilarant.

Malgré toutes ces caractéristiques si personnelles il faut bien le dire, un son que vous ne retrouverez sur aucune autre prod (juré promis), et des compos à l'aridité et la monotonie rarement atteintes, on se serait contenté toutefois d'un passage au zapping.

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